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City Sold - Est Republicain France

Jun. 09, 2007
Reporter: Alexandre Mendel, Est Republican France
Tags: Maire virtuel, monde virtuel, jeux en ligne

Épinal, ville à vendre

Contre quelques dollars, un Canadien est devenu le maire de la capitale des Vosges. Amoureux de la ville, il compte la revendre au plus offrant…sur Internet !

Il n’y a pas eu de coup d’État, ni même de révolution en douceur. Et pourtant les Spinaliens devront s’y faire : René Soufflet est bel et bien devenu maire d’Épinal depuis un dizaine de jours sans être élu et dans la plus grand discrétion. Mieux : son mandat est à durée indéterminée.

Ce fonctionnaire canadien de 38 ans, travaillant pour le ministère des Poste à Ottawa, s’est acheté la ville pour la bagatelle de 25$ (20€). Aujourd’hui, il est prêt à la revendre pour 50$. Pour faire affaire avec lui, inutile de se rende à l’hôtel de ville. Une bonne connexion avec Internet suffira. La municipalité n’est pas passée aux mains d’un quarteron de putschistes sortis tout droit d’une république bananière mais dans celles d’un passionné du web.

Les recettes fiscales dans sa poche

C’est pourquoi toutes les transactions passeront par « Weblo.com », un site basé à Montréal, qui recrée ville après ville, bâtiment après bâtiment, un monde virtuel fidèle en tout point au monde réel. Une sorte de Monopoly sur la toile, mêlant le concept de communauté d’internautes aux jeux d’argent. Épinal a le privilège de faire partie des 8.900 villes à avoir été achetées depuis décembre 2006.

« Je ne sais même pas qui est mon homologue du monde réel », ironise le maire virtuel qui se dit « de sensibilité progressiste ». D’ailleurs, il n’a mis les pieds qu’une seule fois ici, le temps d’une journée. Suffisamment longtemps, dit-il dans un superbe accent québécois, « pour être tombé amoureux de l’architecture et du cadre splendide de la ville ». C’était pendant l’été 2005, lors d’un voyage qu’il faisait en famille à travers l’Europe.

Ne craignant pas la législation sur le cumul des mandats, René Soufflet a par ailleurs acheté Bordeaux, Saint-Émilion, « pour son vin », et Angoulême. Pour l’instant, Épinal ne lui a pas rapporté beaucoup d’argent. En effet, sur « weblo », il est possible d’acquérir tout ou partie d’une ville. Renseignement pris, le bâtiment de la mairie, avenue du Général-Le-clerc, est à vendre pour 3,41$ précisément. « Si quelqu’un achète un bâtiment ou un monument, je toucherai un petite taxe, mais rien à voir avec les impôts d’une vraie ville. Je ne coûterai vraiment pas cher aux Spinaliens », souligne le maire virtuel. C’est d’ailleurs sans doute l’un des seuls hommes politiques qui mettra ouvertement les recettes fiscales dans ses poches sans faire la un des journaux. « Que voulez-nous, Internet, c’est un jungle », tempère l’édile canadien.

La capitale des Vosges n’est au demeurant pas aussi rentable que certaines autres cités plus connues. L’heureux acheteur de Las Vegas avait acquis la ville pour 35$ ; elle a été revenduc, quelques temps plus tard, pour 2.300$.

En attendant que quelqu’un sorte sa care de crédit pour s’acheter Épinal, René Soufflet compte beaucoup sur le nombre de personnes qui visiteront la page de cette mairie virtuelle. Car à chaque clic de souris sur les bandeaux publicitaires, le maire virtuel gagnera un peu d’argent. Et René Soufflet ne désespère pas. Le site n’est our l’instant qu’en anglais et devrait être traduit dans le courant de l’été. « Le business deviendra plus facile pour nos « cousins » de France. Le nombre de visites augmentera », estime-t-il, en bon gestionnaire.

Pour l’heure, l’histoire ne dit pas si la vraie ville d’Épinal se portera candidate au rachat des sa mairie virtuelle.